THIBAUT

EN QUELQUES MOTS 

Mon travail puise son inspiration à différentes sources, allant de la géopolitique

à la poésie en passant par la pornographie.

Mon processus créatif est aujourd’hui à mi-chemin entre le cadavre exquis et l’association libre.

J’ai d’abord travaillé autour de l’image de certains groupes sociaux,

notamment les jeunes urbains désoeuvrés, entre autres clichés et archétypes

mis en scène au quotidien par les médias.

Aujourd’hui mon matériau de base est à chaque fois un cliché : la jeunesse, le communisme,

la prison, l’iconoclasme, les frontières, les migrants, les Roumains. J’associe ces concepts

à des éléments grotesques, décalés ou surréalistes pour faire naitre des images paradoxales,

plus ouvertes et problématiques.

Mon travail vise à bousculer ces clichés, à les déranger, à empêcher leur sédimentation dans mon inconscient. Je souscris à la définition de Nelson Goodman lorsqu’il dit que l’oeuvre d’art est

un «symbole non transparent». La mission que je me suis assignée consiste à dépolir les clichés,

à les rendre moins transparents, plus troubles.


Thibaut vit et travaille à Paris
"Il a passé cinq ans à l’école Emile Cohl de Lyon qui forme aux métiers du dessin,

illustration, BD, dessin animé.
Diplômé  2010, il a dans un premier temps tâché de ne pas quitter le domaine artistique:

le matin, il travaillait pour un client; l’après-midi, il se consacrait à sa peinture.

Mais bientôt il lui a semblé impossible d’avoir une activité alimentaire dans le même registre

que sa création personnelle.

Il s’est installé à Paris en 2011 et a choisi de se concentrer sur sa création en vivant de petits boulots sans rapport avec l’art. Il peint chaque après-midi dans un atelier collectif,

l’Atelier en Commun."

 

Anne Martin-Fugier

© 2017 Fresh Connexion / Jeanne Rimbert

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